20 juin 2009
L'interview du jour
Après le choc des photos, le poids des mots !
Henry Cavill pour Upstreet Magazine (ou l'interview sans fin), attention révélations !
Henry le magnifique (ahah très bon titre !)
Mieux connu dans le rôle de Charles Brandon dans la sulfureuse série les Tudors, Henry Cavill a su imposer son charme britannique au petit comme au grand écran. Mais pourquoi en rester là ? Choisi pour représenter le nouveau parfum masculin de Dunhill, il incarne à merveille le nouveau chic anglais. Pour Upstreet, Henry Cavill parle de sa récente collaboration avec Woody Allen, de mode et des femmes qui craquent pour un homme en costume d'époque (ou sans costume du tout, parce que c'est quand même ses fesses qu'on a vues en premier).
On peut dire aujourd'hui qu'excepté Sex and the City, aucune série n'aura captivé le public féminin autant que les Tudors (c'est vrai, on peut même rebaptiser la première saison Sex and the Kingdom :). Alors que la série s'attache à retracer les frasques d'une jeune et turbulante incarnation d'Henry VIII, Henry Cavill y tient le rôle de Charles Brandon, confident et complice du souverain, joué lui aussi par un acteur très en vue en ce moment, Jonathan Rhys Meyers. Mais qu'est ce qui plait donc tant aux femmes dans les Tudors ? (ah la question con !) Et que trouvent-elles de si irrésistible dans le personnage de Charles Brandon ? Comment expliquer les inombrables compilations aux titres les plus fous qui lui sont consacrées sur Youtube ? (ma préférée)
La nudité bien sûr, répond-il avec un petit sourire en coin, avant de renchérir avec un aspect que j'avais sans doute écarté : et n'oubliez pas non plus les garçons... plus sérieusement, je crois que ce qui rend mon personnage si populaire c'est qu'il est plus indiscipliné que méchant et pour cette raison les filles parviennent à s'attacher à lui (euh chéri, tu oublies la théorie Chuck Bass) et à le transformer dans leur imagination en une sorte d'homme idéal. Ce changement s'est d'ailleurs opéré dans la première saison, lorsqu'après avoir beaucoup couché il devient plus responsable (et chiant) (si quand même). Charles Brandon épouse dans la deuxième saison Margaret Tudor, la soeur du roi (FAUX !! c'est dans la première saison ! Dans la deuxième il se marie avec Catherine je sais plus quoi, dite la femme niaise. Ah ces journalistes incompétents !). Mais évidemment prendre celle qui était destinée au roi de France (non, c'était le vieux du Portugal. Mais faut bosser ses dossiers un peu !) n'est pas sans conséquence. Il a constamment des fourmis dans le pantalon, s'amuse t-il à rappeler entre deux bouffées de cigarette (ah, nous allons devoir mener une opération Nicorette).
Né à Jersey, paradis fiscal des îles anglo-normandes, en mai 1983 (un jour pile avant Cerise :), d'un père courtier et d'une mère psy, Henry est révélé au grand public en 2002 par La Vengeance de Monte Cristo, une adaptation du classique d'Alexandre Dumas, dans laquelle il joue le fils de Fernand Montego. C'est donc à 18 ans qu'il fait ses premiers pas sur le tapis rouge d'Hollywood, une expérience qu'il trouve alors surprenante, constatant non sans une charmante naïveté que la moindre célébrité suscite là bas une attention incroyable. Lorsque j'ai vu pour la première fois se dresser devant moi un mur de photographes qui mitraillait en criant "Henry ! Henry !", je me suis vraiment demandé ce que je faisais là.
J'aime assister aux premières de mes films pour voir le produit fini (ah ouais ? et t'étais où pour l'avant première de Whatever Works à Paris ? parce que c'était le red carpet le plus moisi de toute la tournée promo !), observer comment le public réagit, mais les effets de la célébrité ont toujours pour moi quelque chose de déconcertant, avoue t-il. S'il est aujourd'hui un vrai professionnel du tapis rouge, il n'aspire cependant ni aux paillettes ni aux excès d'Hollywood. Bien au contraire. Mon rêve a toujours été d'être acteur, de jouer la comédie pour le plaisir. C'était un rêve que je n'imaginais même pas réaliser un jour et puis La Vengeance de Monte Cristo est arrivée, presque par accident. Sans ça, je me serais probablement engagé dans l'armée (alors on dit toutes merci Monte Cristo !).
Contrairement à la plupart de ses jeunes compatriotes qui eux aussi ont franchi avec succès le pas vers Hollywood, Henry Cavill n'est passé par aucune des prestigieuses écoles d'art dramatique qui font la renommée de Londres, mais s'est retrouvé sans transition des bancs de lycée aux plateaux de tournage. Le lycée en question : Stowe, l'archétype du pensionnat anglais avec sa maxime latine, sorti tout droit du moyen âge. Bien que l'homme soit plutôt d'un naturel modeste, j'imaginais volontiers le jeune Henry sous les traits d'un garçon un peu crâneur à l'école (euh non, pas moi...), mais ce que j'allais découvrir est presque aussi surprenant que de l'entendre déclarer, sans ironie aucune, qu'il se lève chaque matin en écoutant Lady Gaga (popopopoker face popopoker face !).
Tu sais (cher(e) journaliste au prénom tellement bizarre que je ne sais pas si tu es un homme ou une femme (Xerxes ?? gnééé ?) mais je parie sur une femme, je trouve limite de s'autoriser à traduire you par tu), je n'étais pas vraiment la coqueluche du lycée. J'étais plutôt le petit gros dont tout le monde se foutait.
OH MY GOD !
J'y ai reçu une bonne éducation mais je n'étais pas très doué pour la vie en société. C'est un peu pour ça que je me suis tourné vers le théâtre car lorsqu'on te demande de jouer un personnage et que tu deviens ce personnage, personne ne peut plus se foutre de toi, se souvient-il. Comme j'étais d'un naturel renfermé, j'étais aussi très conscient de ma personnalité et quand on est perpetuellement la cible des moqueries des autres (je ne me remets pas de cette révélation...Ses anciens ennemis doivent bien avoir les boules maintenant !) on se demande sans arrêt ce qu'on a bien pu faire pour déclencher tout ça. On se dit ''Qu'est ce que j'ai fait de mal ?'' même si on sait que c'est rarement du côté de la victime que se situe la faute. Je lui demande alors si ce type d'introspection lui a servi dans sa carrière d'acteur. Cela m'a certainement rendu très attentif aux faits et gestes qui m'entourent, très sensible également à ce que les gens remarquent, à ce qui les fait réagir. Il y a évidemment l'adolescence et son inévitable lot de crises émotionnelles. Quand tu ajoutes à celà les hauts et les bas liés aux brimades infligées au lycée (nan mais je le crois pas ! il avait pas d'amis ou bien ??), tu te retrouves naturellement plus en phase avec tes émotions que l'adolescent moyen.
Mais revenons un instant à une autre révélation pour le moins surprenante, qu'est ce qui a conduit l'acteur en devenir à envisager, faute de succès, une carrière dans l'armée de sa Majesté ? Même si Henry a plutôt le physique pour, frâce à des années de rugby, aux nombreuses heures d'équitation que lui impose le tournage des Tudors et l'habitude de ne jamais manger avant 19 heures, dont il nous dit qu'elle l'aide à rester concentrer (gnééééé ??? investigation quand tu nous tiens !), pourquoi diable l'armée ? C'est l'aspect physique de la chose, le goût de l'aventure, la fierté nationale. Je suis tombé dedans que j'étais petit. Le plus âgé de mes frères est un ex militaire et l'autre est commandant dans les Royale Marines. Je crois que la discipline, le sens de l'ordre et le dépassement de soi dans l'intérêt du groupe sont des valeurs qui me parlent.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Henry Cavill fait référence à l'influence bénéfique de sa famille qui lui aurait notamment permis d'éviter les pièges des excès de boissons (genre Jonathan Rhys Meyers et ses deux cures de désintox pour alcoolisme) ou de drogue dans lesquels nombre de jeunes acteurs se sont perdus. Non pas qu'il n'ait jamais été tenté lui même... C'est encore à ses parents qu'il doit, dit-il, le meilleur conseil qu'il ait jamais reçu : Fais ce que tu as à faire, ne cherche pas à devenir ce que tu crois que les autres veulent que tu sois. Un écueil dans lequel il avoue humblement être tombé dans le passé. Essaie de rester toi même car si tu ne le fais pas, tu seras le premier à en souffrir. Cela s'applique aussi bien à ta carrière profesionnelle, à ta vie sociale qu'à ta vie sentimentale et familiale.
Le succès planétaire des Tudors mis à part, la carrière cinématographique de Henry Cavill a souvent été décrite comme celle d'un éternelle second. Après avoir auditionné et avoir raté à un cheveu les rôles de Batman et de Superman (en même temps, qui se souvient du mec qui jouait Superman ?), ce qui conduit Empire Magazine à lui coller l'étiquette du type le plus malchanceux d'Hollywood, il était à deux doigts de décrocher le rôle dont rêve tout jeune acteur britannique : James Bond. A tel point que la décision finale s'est jouée entre Daniel Craig et lui. Mais Henry n'a pas de regret pour autant. Bien au contraire, il admet que Daniel Craig a été formidable dans la peau de ce ouveau James Bond. Plus modeste que jamais, et concédant au passage qu'à l'époque de Casino Royale il n'avait que 24 ans et qu'il aurait donc pu tout aussi bien jouer le rôle du fils de James Bond, il ajoute : Je crois que c'était la bonne décision. Ils ont fait ce choix pour maintenir la marque de fabrique et le niveau de qualité du film, et ça a parfaitement fonctionné. Bond a cette espèce de classe unique, et Daniel Craig l'incarne très bien. Il modernise le personnage et montre tout ce qu'un espion sait faire en gardant cette fantastique coolitude dont tous les mecs rêvent. Mais il y a bien aussi de cette coolitude là dans la nouvelle campagne Dunhill dans laquelle Cavill, une belle (pétasse) brune au bras, traverse en trombe les rues de Londres au volant d'une Bentley. Robin Harvey et Blaise Douglas, directeurs de création de la marque emblématique britannique, ne disaient-ils pas vouloir créer avec cette campagne une nouvelle image du gentleman à l'anglaise, une représentation moderne du cool londonien ? Nous cherchions quelqu'un de beau qui plaise aux femmes autant qu'aux hommes, quelqu'un avec une personnalité affirmée et une grande maîtrise de soi. Ce portrait pourrait tout aussi bien être la feuille de route du casting d'un 007, la campagne offre d'ailleurs un bel aperçu de ce qui aurait pu se passer.
Bien qu'il se décrive volontiers comme un novice dans le milieu de la mode et que les shootings pour la campagne Dunhill auquel il est régulièrement invité soient encore très nouveaux pour lui, le jeune homme assume son rôle avec aplomb. J'apprends doucement, petit à petit, et j'apprends aussi à définir mon propre style. C'est une chance inouïe pour moi d'être, comme ça, pris en main par tous ces fabuleux créateurs, c'est un vrai cours de rattrapage ! S'il se définit comme un homme au styl plutôt décontracté, il confie tout de même que quand l'occasion se présente, je suis ravi de sauter dans mon costume. Je ne suis pas du genre à me pointer en jean à une cérémonie. Pour les costumes on pense de préférence à Tom Ford, Gucci ou Giorgio Armani.
Après avoir tenu le premier rôle aux côte de Michael Fassbender dans Town Creek, un film d'horreur réalisé par Joel Schumacher (un truc à vite oublier d'après l'extrait sur youtube, une histoire de vampire nazi :s), un rôle qu'il décrit comme le plus éprouvant de sa jeune carrière pour lequel il devait courir comme un fou, la nuit, dans un décor naturel en Roumanie, Henry a ensuite suivi la voie ouverte par son partenaire de jeu dans les Tudors, Jonathan Rhys Meyers, et a lui aussi travaillé sous l'oeil d'un autre réalisateur culte, Woody Allen. Intitulé Whatever Works, le film marque, après des années d'absence, le retour du réalisateur à Manhattan. Cavill partage la vedette de cette comédie romantique avec Larry David et Evan Rachel Wood. J'ai totalement ignoré les rumeurs que j'avais entendues par le passé, provenant de ceux qui avaient déjà travaillé avec Woody, me confie t-il. Je crois que lorsque l'on travaille pour la première fois avec quelqu'un, on doit le prendre tel qu'il est, et pas avec des idées préconçues car ce sont elles qui foutent la merde. C'est la première qu'il jure depuis le début de notre entretien qui a débuté il y a plus de trois heures (trois heures !!!!!!!). C'est vraiment un type extraordinaire, un être foncièrement bon et très précis dans sa direction d'acteur, même s'il te laisse toujours l'opportunité de faire ce que tu veux. Henry a été casté pour le rôle sans audition, signe symptomatique du flair du réalisateur pour le talent de la relève britannique.
Installé à Londres dans le quartier de South Kensington (ha ha ! toutes à Londres !) depuis le tournage en Irlande de la quatrième et dernière saison des Tudors, Henry se prépare maintenant à un premier rôle que lui a confié Tarsem Singh pour son prochain film, War of Gods. Fiction sur fond de mythologie et scénario visionnaire ficelé autour de diverses péripéties mettant en scènes dieux grecs et mortels (OMG ! Il sera en jupe comme Brad Pitt dans Troie et il enlèvera son armure devant nos yeux ébahis ?? oui ce film m'a beaucoup marquée ^^), le film promet déjà un traitement visuel à couper le souffle, à l'image de ses pédécesseurs The Cell et The Fall. Sous les traits du roi Thésée, Henry endossera à nouveau le rôle d'un personnage appartenant à l'histoire. Il s'en réjouit d'ailleurs : J'adore les romans à caractère historique, surtout quand ils parlent de Rome, la Grèce Antique, de l'Egypte ou des Croisades. C'est sans doute une inclination naturelle de mon imagination, dit-il en admettant que ce genre de rôle oblige parfois l'acteur à un décalage difficile entre soi-même et le personnage tant les points de références lointains.
L'hsitoire, d'une certaine manière, imprègne même les technologies présentes dans son quotidiens : en particulier la version en ligne multijoueurs du jeu médiéval fantastique World of Warcraft (oh, geek), grâce à laquelle Henry reste en contact avec son père et ses frères quand ils sont aux quatre coins du monde (join facebook ! Be my friend !). Mais son autre passion, plus adulte peut être, va à cette superbe Aston Martin DBS argent grâce à laquelle il compte silloner les autoroutes allemande (?? je comprends plus, il est où en fait ? En Allemagne ?) dès le lendemain de notre entretien. James Bond s'y reconnaitrait sans doute...
Je crois que c'était l'interview la plus longue du monde ! mais peut être la mieux construite.
Et si avec tout ça vous vous mettez pas aux Tudors, je ne sais plus quoi faire ! :)
15:44 Ecrit par Lyly June | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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Commentaires
Et merci Lyly June pour cette retranscription ! :)
Moi non plus j'en reviens pas de ce qu'il raconte sur ces années lycée...
Et puis, oui, Henry, viens sur Facebook !!
Ecrit par : Lizzie | 20 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lyly June | 20 juin 2009
Bon j'avais décroché des Tudors (pour cause de téléchargements multiples mal gérés) à la fin de la première saison. Mais je vais m'y remetre (mission accomplie Lily). D'ailleurs j'avais commencé un peu pour Jonathan Rhys Meyer et beaucoup pour Jeremy Northam, qui était d'ailleurs totalement sex-appealless en Thomas More, mais complétement rattrappé par la découverte Henri Cavillesque
Ecrit par : Em' | 20 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Justine | 25 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Lyly June | 25 juin 2009
Ecrit par : Justine | 25 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Claire | 29 août 2009
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